10 août 2000



Un écrivain qui se pose là !

par G. Rienvu
Juin 2000

 

 

Dans Racaille Koulake ! , dont le ton et le style évoquent tout à la fois L'Huma du 5 février 1952 et Guy des Cars sous acide, Maximilien Robespoute, ancien militant de Deportations et Dialogue et éternel incapable vivant aux crochets de ses parents, dresse, à partir d'une comparaison minutieuse des deux éditions successives (1984 et 1993) du monumental Bottin de France Telecom, présenté sous la forme alphabétique d'un dictionnaire, un tableau peu amène de domaines qu'il ne connait pas avec une science qui force l'admiration et qui lui ouvre de nombreuses portes au sein de différents comités de redactions (dont le nôtre).

Entre les auteurs de fac rédigeant leur propre hagiographie et s'auto-célébrant dans une prose qui fait la renommée de l'université française depuis le vase de Soisson, quand ils ne font pas écrire leur notice nécrologique de leur vivant par leurs élèves les plus veules, entre les échanges bucco-anaux et une petite mousse devant
Ken le survivant, ainsi que les bitures pendant les soutenances de thèses, le tableau est édifiant. Maximilien Robespoute dénonce, en outre, (hors Marianne de surcroit), en outre, «tripatouillages» et coupures, comme ce Manifeste du Parti Communiste édité par Alain Minc qui fait une part un peu trop belle, selon lui, à la notion d'équité et d'entreprise citoyenne.

Si des ministres peu connus du public (comme par exemple Alain Akazé, ministre du polissage de grenouilles et de l'extermination des vieux qui sentent mauvais) ne sont pas épargnés, nos gloires médiatiques sont aussi de la revue, tel André Comte-Sponville dit «Dédé-qui-pense-quand-on-lui-la-met » ou Lionel Jospin, «Raclure reformiste à tronche de mouton myopathe».Saint Augustin lui-même («Sale mort !»), que Robespoute accuse d'arianisme refoulé et de simonie pour pouvoir faire construire sa piscine à Gratz.

Dans sa traque à ceux qui ont une plus belle voiture que lui, Robespoute n'a cure des précautions oratoires: «Que ces crevures se goinfrent des étrons fétides d'une célébrité usurpée, ils feront moins les malins, lorsque le Parti du Peuple au Pilori dont je serais Marechal-Dictateur-President à vie les aura envoyé casser des cailloux à la petite cuillère en Sibérie et en string ». Un beau livre pour les fêtes comme on aimerait en voir plus souvent.

 

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