# Enquête : Y'a-t'il des taupes d'extrême-droite infiltrées dans le web alternatif (et irresponsable) ?

(Ou : « Bande de petits cons ! »)

 

Par Lecanard

 

 

Intitulé Uzine2, le « site alternatif » de sombres inconnus dont les lâches pseudonymes transparents ne trompent personne, se veut « libertaire et non-commercial », vieille antienne anti-capitaliste primaire aux relents prolétariens calculés (Pourquoi « uZine » et non « usine », si ce n'est pour marquer la parenté avec un certain naZional-socialisme ?). Les nervis éhontés d'un Ordre noir qui a déjà fait tant de mal se réclamaient déjà de cette « formule ». La campagne de promotion pornographique et éhontée à laquelle s'est livré un autre site licencieux auto-proclamé « indépendant » (Rezo.net) aurait pourtant du mettre la puce à l'oreille des gens de bien qui font le pied de grue devant les tribunaux administratifs. Indépendant de quoi, au fait ? Des crimes passés ? Les nervis éhontés d'un Ordre noir qui a déjà fait tant de mal inscrivaient déjà eux aussi la « Liberté » sur le portail des camps. Mais voilà : les médias toujours à la botte des petits cons qui ont du talent n'ont pas cru bon de fouiller un peu dans les poubelles qui leur tendaient pourtant les bras. Et c'est votre serviteur qui va faire enfin les lumières sur cette ténébreuse affaire et ses ramifications obscures qui vont nous entrainer sur la piste de « libertaires » pas très catholiques. Récit.

 

Car qu'est-ce que l'Internet, sinon un repaire de pédophiles néo-nazis hackers de cartes visa ? Qu'est-ce donc, sinon, une faune délétère, animée de passions sales, indicibles et traitreusement dissimulées derrière un aspect bon enfant qui fait se pâmer jusqu'à trois journalistes de la presse écrite, qui par ailleurs écrivent anonymement dans les recoins sournois de ce dédale infectieux ? Et je pourrais citer des noms. Mais ils ne comprendraient pas l'importance et la légitimité de ma croisade et chercheraient à me faire une tête. Incompréhension des douteux, et des donneurs de leçons. Et qui est donc cet Arno*, instigateur de ce phalanstère dérisoire, de cette utopie cybernétique, à l'arrière-goût de chemise brune ?

Et bien M. Arno* a eu 16 ans à un moment de sa - triste - vie. A cette date, M. Arno* peut s'enorgueillir d'habiter dans le même pays que M. Le Pen sans qu'un soupçon de gène ne vienne obscurcir son sourire. Il peut se rengorger de boire la même bière que les ratonneurs du GUD, d'habiter à moins de 3000 kms de l'ancienne résidence d'été de M. Milosevic ou de s'être endormi pendant la projection de « La liste de Schindler ».

Dans un registre voisin, l'Agence France-Presse se faisait l'écho en mai dernier de la présence du sieur Arno* au « Balto » et de quelques uns de ses proches. Dont M. Robert Marcel, bistrotier dont la réputation - au demeurant usurpée -, a notoirement été entâchée par le berger allemand qu'il a cru bon d'acheter « pour se défendre contre tous ces bougnoules » (je cite). Ou du frère du sosie du cousin par alliance d'un certain « Pierre Martin », dont le mont-saint-michel-baromêtre-sur-la-télé présente une ressemblance frappante avec celui devant lequel est passé un soir d'octobre 1999 M. Charles Pasqua bien connu pour ses frasques dans les milieux respectifs du pastis et du RPR...

Interrogé - sur mes civiques injonctions - par la 16ème brigade de répression du banditisme, le dénommé Arno* a prétendu, l'air patelin, simplement vouloir consommer une « petite mousse » tout en grignotant des cacahouettes tirées d'un distributeur dont la forme ouvragée ne pouvait qu'évoquer les formes disgracieuses et amphigouriques des sculptures d'Arno Breker. Las ! Les pandores, certainement gangrénés par une idéologie nauséabonde, ont jugé bon de laisser filer ce bien étrange jeune homme. Et, de ce fait, cet inconvenant histrion peut continuer à prétendument s'élever contre « l'état d'esprit réactionnaire et strictement répressif » qui , selon lui, régneraient dans les milieux chargés de baver sur l'Internet, faute d'y comprendre quoi que ce soit.

Et toutes les charges - simulées - contre le fric qu'on peut relever sur le site du sieur Arno* ne sont que simulacres destinés à endormir la vigilance des petits gnenfants qui feraient bien de réviser leurs leçons. Il appert en effet à la consultation de la fiche d'état civil du dit Arno*, que ce dernier n'est pas né dans un tonneau plein de vermine comme il voudrait parfois le sous-entendre, lorsqu'il se drape - bien trop souvent à mon goût - dans le manteau trop ample de l'égalité sociale. Il aurait bien vu le jour dans une maternité (nom de code ART 456-UI) quelque part en France, d'une mère et d'un père, qui semble-t'il n'ont pas jugé bon de taire ce fait. Au lecteur de trancher. Evidemment, ce nouveau zorro de la cyber-bonté, oublie de passer sous silence les Audi 80 que certains de ses amis pourraient posséder ou le fric qu'il pourrait se faire s'il était courtier en bourse à New-York. Sans aucune pudeur et sans songer au mal qu'il fait parmi les membres les plus éminents de l'intelligentsia du journalisme français.

De surcroit il est en outre malheureusement par trop probable que le capital symbolique fort mal acquis dudit M. Arno* - et qu'il ne manquera pas de faire prospérer par tous moyens avouables ou inavouables -, ne l'autorise à distiller en douce - par voie de contributions faussement progressistes ou autres manipulations malencontreuses -, une vue-du-monde à l'ombre de la swatiska, ce que se refusent à admettre des pans entiers de l'édition, des médias, et tous autres vecteurs désormais voués à la glorification d'un sinistre parvenu de la « cyber-édition ».

Son portefeuille en peau de roustons de castor martelés à la cire, ses amis, sa petite amie et les probablement nombreuses connaissances dudit M. Arno* eussent-ils tout à gagner à cette consternante occurrence, nous n'en espérons pas moins qu'ainsi éclairé vous vous refuserez pour votre part à tout hit susceptible de donner corps à pareille diffusion de cette idéologie de haine dont j'ai démontré avec constance et rigueur l'existence dans le milieu dit « alternatif », tout au long de cet article.

 

P.S. Enquête réalisée en Juin 2000 pour Si on me cherche je suis à la cafet', numéro juillet-août 2000.

 


 

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