« Et bien que, de cette façon, un Etat où ce ne sont pas les meilleurs, mais ceux qui, par une heureuse fortune, sont riches, ou sont les premiers nés, qui sont appelés à gouverner, paraisse inférieur à un Etat aristocratique, si nous considérons comment les choses vont, en fait cela revient au même. Pour les patriciens en effet, les meilleurs sont toujours les riches ou ceux qui leur sont apparentés ou qui sont leurs amis. Certes, si les choses étaient telles que, dans le choix de leurs collègues, les patriciens fussent libres de toute affection commune et dirigés par le seul souci du salut public, nul régime ne serait comparable à l'aristocratique. Mais l'expérience l'enseigne assez et même trop, la réalité est tout autre, surtout dans les oligarchies où la volonté des patriciens s'affranchit le plus de la loi à cause du manque de compétiteurs. Là en effet les patriciens écartent studieusement de l'Assemblée les plus méritants et cherchent à s'associer ceux qui sont dans leur dépendance, de sorte que dans un Etat pareil les choses vont beaucoup plus mal parce que le choix des patriciens dépend de la volonté arbitraire absolue, affranchie de toute loi, de quelques uns.»

 

Spinoza -Traité politique, XI.

 

« Il est faux de dire que la bourse implique des perdants ; encore une mentalité d'arriéré soviétique Français ! Tous ceux qui auront investi dans les neuf dixièmes des start-up qui vont disparaître, auront contribué à la richesse du dixième restant. On ne fait pas d'omelettes sans casser des oeufs comme disait Montaigne, je crois. »

 

Guy Sornette - Comment le capitalisme lave plus blanc

   


Sponsoring |Communication | Case départ