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Du 10
au 19 septembre, Le Soviet des Glandeurs sur Bitume a
transformé Paris en capitale des parisiens. Un concept qui
m'a laissé pantois, comme à chaque fois que
je sors de chez moi !
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| Je vous explique ... |
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Les
principaux courants electriques.
Tu mets tes doigts dans la prise..
Si tu l'as fait t'es vraiment noeud !
Vous
pouvez aussi brancher votre toaster dessus |
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| Esthétisme
à deux balles |
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| 15.00. Encore 1 heure avant les BN ... |
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Ils étaient
200 000 à défiler l'année dernière, à cette même période,
entre République et Nation. Pas les rombieres en folie
du Fig' Mag' ni les oubliés de SOS Racisme, mais
une cohorte bizarre et chamarrée d'adolescents abrutis
à l'oeil vide ; de familles venues en curieux ;
de papas et de mamans (les géniteurs pour les debiles
qu'auraient pas compris) ravis de constater que, quand
même (ah ben oui, alors), les jeunes sont encore capables
de descendre dans la rue pour se promener les mains dans
les poches... Bref, la première édition de la Promenade
Parade fut un succès. Ordonnateur de l'événement, Le Soviet
des Glandeurs sur Bitume, association fondée par des branleurs
exclus de l'ENA, a vu cette année les choses en encore
plus grand. En sus du défilé du 18 septembre (pas moins
4 métros en moins de 10 minutes), elle inaugure
Les Rendez-Vous Au Comptoir (du 10 au 19), un concept
trop chou (et jeune) qui permet de commander une mousse
(ou un picon-cassis) à un barman moustachu qui
pue de la gueule ... QG de cette épatante party,
le Balto, sis 147 rue Ernest Levelu orientera le chaland
pas dégourdi vers la première place en terrasse
venue. "La marche urbaine permet de se déplacer
d'arrière en avant " théorise Eric Mortel,
président du Soviet. "Nous labellisons des événements
certes très différents (comme des concours de boules ou
des traversées de rue les yeux bandés),
mais qui témoignent tous de la richesse et de la diversité
des concepts cons qui se vendent bien. L'heure n'est plus
à empecher son chien de chier devant les pieds
de la concierge, mais d'être capable de courir le
plus vite possible sans se retourner. C'est comme sur
Internet : tu dis n'importe quoi et y'a 50 faux jeunes
qui tendent le micro".
Alors qu'il y a seulement cinq ou six ans, le Parisien
ne savait pas quoi faire avant de sortir de chez lui,
il sait maintenant qu'il faut regarder d'abord à
gauche avant de traverser".
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On se croirait dans une MJC ... |
Bande-son de la fin des années 90,
"on vous met le feu" résonne encore dans
les endroits les plus ringards de la capitale ; et ce,
toute la semaine. A tel point qu'on ne sait pas trop quoi
faire des connards qui reprennent ça en choeur.
"Je ne sais plus où les mettre !, s'exclame Raoul
(sacré Raoul !), incapable à cravate dans
le tertiaire . "Aujourd'hui, n'importe quel glandeur
qui boit une '16' (comme disent les jeunes) y va de son
couplet." |
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| Souris, c'est pour les media ... |
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| ... Putain, ça vire au patronnage
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Mais les cafés ne sont pas les seuls endroits
où on peut se faire chier. Bureaux à La
Défense et super-marchés attirent eux aussi
une foule dense (surtout en semaine pour les premiers).
Ainsi Christian Piolet, directeur des Cartonnages et Emballages
en Fonte Réunis, qui tient beaucoup à sa raison
sociale : "Nous ne sommes ouverts que du Lundi au
Vendredi. Nous ne sommes pas là pour garder les
chiards le week-end pendant que les parents se bécottent
au Luxembourg, merde alors !". "Même si on n'est pas,
loin s'en faut, au niveau de Vesoul et de sa fantastique
conserverie de maquereaux frits aux yeux de porc (mais
la province conserve un indéniable avantage sur
Paris, niveau usines sordos - putain comment
je me la pète hype !), on sait comment faire en
sorte que les gens soient vraiment contents de se tirer
d'ici lorsque le vendredi soir se pointe". "La culture
techno s'est démocratisée ; les gays ne sont plus
forcément précurseurs", renchérit Thibault Lardon qui
se trompe d'article mais n'en n'oublie pas pour autant
de se positionner sur le juteux marché de la démocratisation
de la culture. Reste que glandouiller les samedi et dimanche
reste assez fastidieux surtout lorsque le chien veut faire
sa crotte alors qu'on préférerait se les
gratter voluptueusement en regardant depuis le lit la
237ème redifussion de Derrick. |
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| ... C'est rigolo, non ? |
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Une chose est sûre, ce ne sont pas nos amis
lecteurs qui vont ainsi errer sans but par les rues de
la capitale. Ils ont un excellent magazine qui leur dit
quoi faire et où le faire. Toutefois dans le but
louable de leur indiquer où aller pour se moquer
des pauvres ou des simples attardés (ceux qui pensent
que le cinéma n'a rien à voir avec le catéchisme,
par exemple), nous listons ici les endroits les plus susceptibles
d'être tip top épatants : Le boulevard de
la Villette, Chez Ginette, La ligne 12 du métropolitain,
le kiosque de la rue Dugenou (pour le supplément
tripotage du "Figaro"), Une baguette pas trop
cuite et Le Connard, T'avance, Oui ! |
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| Et
aussi... |
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| Obèses - les incontournables |
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Butinage
Gavage
sévère : butinage
des sites de liens |
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Est-ce en raison de la longueur de leur
chaussettes que les cingalais ne se déplacent
qu'en échassses ?. Ou faudrait-il y voir un louable
effort de votre rédacteur favori, mais néanmoins
payé au signe, pour pouvoir s'offrir une bouillotte
digne de ce nom ? Et pourquoi que d'abord on parlerait
pas de la génération-morale-comme-tous-les-2-ans
ou qu'on disserterait pour savoir si l'argent c'est
sale et ça fait que des films caca ? Et pourquoi
pas un courrier des lecteurs super-sympas qu'on remercierait
tellement de leur avis trop top-good qu'on aurait un
peu honte de faire la pute comme ça (et non,
on répondrait pas au crypto-fasciste qui demande
comment que ça se fait que Jean Amadou se trouve
dans notre selection rock de la semaine)
Mais bon ... Ca, c'est dans le reste du site (quel enchainement,
hein ?)
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Erwan Etron
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