Must carry d'agneau

 

La paléo-représentativité parade, étalant sa vacuité besogneuse dans le vide de la Cité-Puits au dessus du grand lac d'acide. De la paléo-rhétorique en trois points pour TV ADDS ou robfliks de sciences Politiks ! L'e-cucuménisme de pacotille de Nimbéa Super Quiq, ministre S de classe K , n'est qu'holomaquillage, pour masquer l'immonde dépravation de l'Anneau rouge, contrôlé par le Tekno-pape et l'Ekonomatz. Mais les troupes de l'Amok-FAAA ont déjà infiltré plus difficile. Au nom de la poly-finalité, nous couperons une à une les têtes aristos, hydres de la cyber-élite.

 

III Troisième idée : Pour parvenir à une société de l’information créative, solidaire et républicaine, j’ai la conviction qu’il nous faut des lois et des modes de régulation bien adaptés, sans lesquels il n’y a pas de liberté. Informer, communiquer, c’est transmettre des signes, des codes, des formes et des normes qui contribuent à façonner l’imaginaire collectif et individuel. Toute société démocratique et responsable doit s’interroger sur qui fabrique, maîtrise la diffusion et la mise en mémoire de ces signes et de ces formes ; elle doit trouver les moyens d’éviter que derrière les allures libertaires d’une « société dérégulée », se cache en vérité, la simple et brutale expression des rapports de force économiques et sociaux du moment.

 

Quel bel holomaquillage Nimbéa ! Les représentants des planètes coloniales vont te proclamer Impéroratriz ! Il te faut attendre la 21e édition pour découvrir que la dérégulation ™ est le triomphe de l'ekonomatz impérialiste ? Ah non, on ne peut plus le cacher au cyber-prolétariat, même s'il boit trop de cocaful dark. Mais le clonage n'est pas encore totalement achevé, donc il te faut anticiper en renversant l'accusation, pour éviter que le cyber-prolétariat sorte de l'aliénation technoïde. Lancer une nouvelle nécrosonde psychique :

Les allures de libertaires ont été utilisées par la cyber-élite, donc il faut combattre les anarko-libertaires actuels qui s'opposent à la régulation !

Pauvre Nimbéa, crois-tu vraiment que les dessous d'homéopute dont s'est servi l'ekomonatz trompent le cyber-prolétariat ? Qui a voté les privatisations, qui a voté les attributions de fréquences, qui a enfin offert tous les canaux médiatiques à la cyber-élite ?

Oui toute société démocratique et responsable™ doit s'interroger sur qui a donné, en Afrance, à Lagardère-matra-Bouygues-Vivendi-Havas-corporation le contrôle de la paléo-expression, et qui s'apprête à lui donner le contrôle dans le cyber-espace ; du moins à avaliser ce qui est déjà accompli. Qui a organisé la liquidation du bien public au profit des marchands (d'eau, d'armes et de béton) de l'Ekonomatz ? Qui a cautionné le mieux-disant kulturel ™ et la quête de sens ™ et autres paléo-karabistouilles, si ce n'est Mudir Nahya du CSA, Mu zein wallah !, qui veut maintenant réguler à tout va et partout, tel un malade de sa bio-durite ?

 

Depuis deux décennies, la France et l’Europe, avec clairvoyance, se sont dotées de lois et de systèmes de régulation assez efficaces en faveur de la qualité et de la diversité des contenus, que ce soit dans l’audiovisuel ou par exemple dans l’édition, avec pour certains pays le prix unique du livre. Elles l’ont fait avec pour principaux objectifs le soutien à la création, le pluralisme de l’information, le maintien d’un potentiel national dans le secteur des médias, le contrôle des concentrations.

Ah ! Ah ! Ah ! Tant de clairvoyance aveugle en effet ! Ton holomaquillage a déjà expiré Nimbéa ! Les robfliks ont du applaudir à tout rompre, et Mudir Nahya rosir de plaisir.

 

Avec l’internet et les nouveaux réseaux, certains doutent aujourd’hui de la légitimité et de l’efficacité de ces « règles » et, dans une phase de forte croissance et d’innovation qui suscite des investissements et des projets importants, les groupes financiers et industriels voudraient parfois s’en affranchir ou au moins les contourner. Ils font là, je le crois, un calcul à court terme. Économiquement, la dérégulation ne peut qu’affaiblir la production de contenus, rendre les investissements plus aléatoires et restreindre par là même le champ de la nouvelle économie. Et sur un plan politique, elle mettrait inévitablement à bas nos priorités en matière de concurrence, de pluralisme et de diversité culturelle. Les technologies ont beau changer, nous avons toujours besoin de lois et de régulation. Celles-ci doivent certes être actualisées. Mais nous ne pouvons renoncer à nos exigences concernant ce qu’on appelle l’intérêt général qui ne saurait se résumer aux seuls intérêts économiques.

Oh ! Mais ce n'est plus de la clairvoyance, c'est de la prophétie a posteriori ! Donc, chère Nimbéa, il faut réguler, mettre des tuteurs aux jeunes pousses pour qu'elle donnent de beaux fruits divers et variés...Sur le plan économique, ça donne quoi ? Une loi anti-trust ? Une taxation des flux spéculatifs ? Une fiscalité progressive ? Un buget pour l'expression publique libre ? Arrête Nimbéa, les rires de la cyber-élite couvrent ton discours. Ah non, excuses-nous, il faut bien que la paléo-expressivité justifie son traitement et sauve les apparences en direction du cyber-prolétariat. Nos exigences ?

 

Il nous faut donc, par la concertation avec l’ensemble des acteurs, adapter le dispositif à l’ère du numérique. En fixant le régime juridique du câble, du satellite et du numérique hertzien, la loi adoptée le 30 juin dernier a marqué une étape décisive. Le législateur y renouvelle sa confiance dans la régulation : il organise la coopération entre le CSA et le Conseil de la concurrence pour le contrôle des concentrations et donne au CSA la responsabilité de construire le paysage des nouvelles chaînes nationales et locales selon les priorités définies par la loi.

Il faut donc réguler. CQFD. Attention, à la mode moderne, avec instance extérieure indépendante auto-promue...comme pour le Temple de la fax-money, mais la loi garde la priorité (à gauche ?)...D'ailleurs pour une totale glasnost de la pérestroïka, La FAAA propose, lucide, la cooptation entre marquis de l'e-média (grand-professionnel-de-la-profession-que-tout-le-monde-dans-la-profession-le-reconnaît ™) et autres larbins de la cyber-élite.

 

Il reste à tirer toutes les conséquences du développement de la communication en ligne. Pour ma part, je crois qu’en tant que média, l'internet relève fondamentalement de la liberté de communication et des principes inscrits dans la loi de 1986 qui garantissent cette liberté dans le respect du pluralisme de l'information et de la diversité culturelle, de l’ordre public, et de la protection de l'enfance.

Les conséquences sont déjà tirées Nimbéa ! Il est un peu tard pour protéger l'enfance des pédo-griffes de la cyber-élite. Les basses campagnes de dénazokoulakisation battent leur plein dans le cyberespace, pour détruire l'authentique programme révolutionnaire ! Troyen lamentable de l'Ekonomatz impérialiste pour vendre ses produits, (comme dans toutes guerres coloniales de conquête de territoires), relayés et amplifiés par tous les canaux e-médiatiques de la cyber-élite.

Mais la cyber-guérilla s'organise. Elle a l'avantage du terrain et l'arme puissante de la critiko-autokritik. Le cyber-prolétariat ne sera pas muselé facilement, chère Nimbéa, et la FAAA se battra, avec d'autres fédérations de l'Amok, jusqu'à la victoire finale.

C’est là le socle commun à toutes les formes de communication au public. S’agissant par exemple des hébergeurs, le Conseil constitutionnel a jugé insuffisamment précise l’une des dispositions votées en juin dernier mais je note qu’il a pleinement validé le souci du gouvernement et du député Patrick BLOCHE de concilier la protection contre les contenus illicites et un régime de responsabilité adapté aux spécificités du réseau.

Ah ! Ah ! Ah ! Le social-traite et ses diligences ont été stopés par les Gardiens Millénaires. La nouvelle enveloppe-justice du nécro-panzer ne passera pas ! Il lui reste ses soucis valides !

 

De même, il nous faudra bien prendre en considération le fait que les contenus véhiculés sur l’internet ont le plus souvent une dimension culturelle. Assurer la sécurité des réseaux et du commerce électronique, c'est, pour une grande part, assurer la sécurité des activités relatives au commerce des biens culturels ou d'information. Livre, musique, presse, audiovisuel, bientôt le cinéma, sont les premiers à être dématérialisés. Cela donne au droit de la propriété intellectuelle et artistique, par essence le droit de l’immatériel, et aux modalités de son application, un rôle essentiel dans la société de l’information. Il me revient d’y veiller.

L'holomaquillage est définitivement kaput ! Qui possède les fameux droits sur les biens culturels ? Qu'est-ce qui n'a pas de dimension culturelle ? Les tuyaux ? Pourtant il s'agit du même propriétaire : la cyber-élite ! La dimension culturelle d'un bien culturel c'est le commerce électronique !

Comme il est bien loin ton beau discours sur l'égalité numérique Nimbéa, toi qui fais semblant de t'attribuer un rôle de robflik, alors que c'est la place que te laisse la cyber-élite ! Ne rêve pas cyber-prolétaire, tu paieras pour accéder au réseau et pour les contenus ! Double paléo-dîme perçue par la cyber-élite. N'oublie pas, la gratuité c'est un dogme archaïque ™ à déréguler par la régulation ! Dénasperisons !

 

Je ne crois d’ailleurs pas que les droits des créateurs s’opposent par nature aux intérêts légitimes des investisseurs. Je remarque que dans de très nombreux cas, les concertations et les négociations permettent de trouver un accord.

C'est clair ! Quelle belle profession de foi à l'ère numérique ! Les investisseurs ont des intérêts légitimes : disposer du monopole de la création, de la diffusion, et du commerce des biens culturels. Et puisque ce qui caractérise les contenus véhiculés dans le cyberespace, c'est leurs dimensions culturelles, l'ekonomatz impérialiste peut dormir tranquille : la cyber-révolution promise par Nimbéa est déjà révolue. Le droit des créateurs...les pseudo-révolutionnaires de pacotille, salariés de l'Entertainment dep. de la cyber-élite ? Mais l'authentique cyber-kontestation leur crache à la gueule et se torche avec leurs minables productions ! Qu'ils gardent leurs droits et leurs produits ces archaïco-petits-bourgeois ! Le propriétaire légitime de l'authentique patrimoine humain c'est le cyber-prolétariat.

 

C’est aujourd’hui le cas, par exemple, pour la plupart des grands titres de la presse écrite. Rencontrer, écouter, concerter, négocier, puis le moment venu, décider : telle est la méthode du gouvernement de Lionel Jospin. Elle sera appliquée là comme ailleurs. Pour les adaptations de ce droit, il conviendra de soutenir dans une même dynamique la création et la diffusion, sans rien céder sur les principes. C’est la position que nous avons tenue au niveau européen dans la négociation de la directive sur les droits d’auteur.

Personne par la presse écrite ne devient grand, même pas un titre, disait Maître Yod. Donc les intérêts légitimes des investisseurs seront partout défendus avec la même dynamique. Ok, Nimbéa, on a compris, pas la peine d'en rajouter...

 

Dans la société de l’information, l’économie et la culture ont donc partie liée bien plus qu’il n’y paraît. C’est une « nouvelle économie » certes, mais qui doit se nourrir de contenus à forte valeur ajoutée qu’une « liberté » sans règle ne pourrait que tarir. C’est pourquoi mon ministère prendra une part essentielle à l’élaboration du projet de loi sur la société de l’information. Piloté par le Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, ce projet concerne également le Ministère de la Justice car la protection des droits de la personne en est une composante essentielle.

On ne met pas de guillemets à la Liberté Nimbéa ! Et arrête de parler comme un "investisseur légitime", avec tes "contenus à forte valeur ajoutée", ton holomaquillage ne cache plus rien. Economie, Finance, Industrie, Justice, Culture, la cyber-élite ne mégote pas, c'est la mobilisation générale. Les droits de la personne ou de personne ?

 

Il me faut conclure. Nous sommes dans une phase de transition, de recherche et d’expérimentation. Nous avons fait nôtre l’expression « Société de l’Information » en sachant bien que ce label ne suffit pas à garantir que demain notre société sera plus libre, plus égalitaire, plus fraternelle. Aucune technologie n’assure par elle-même un monde meilleur. Il dépend de nous tous, pouvoirs publics, opérateurs privés, citoyens, que notre société soit avant tout, je dirais, une « société de culture » au singulier et au pluriel. Nous devons y réfléchir tous ensemble. Le député Christian PAUL a remis récemment au Premier ministre un rapport qui ouvre des pistes intéressantes sur la corégulation de l’internet et propose la création d’un organisme qui pourrait contribuer utilement à ces réflexions. Le gouvernement étudie actuellement ses propositions.

Oui, ce label ne cache même plus rien du tout : le règne de la cyber-élite est sans partage. Mais la FAAA est bien d'accord, cela dépend de nous, le cyber-prolétariat, mais c'est déjà réflechi : la reconquête de notre espace ! Les organismes modifiés de corégulation, l'Amok les a déjà infiltrés !

 

Quel peut être le projet d’une société techniquement et économiquement développée si ce n’est de viser à la fois l’émancipation individuelle et la cohésion sociale ? Pour nous, liberté signifie bien autre chose que libertaire ou libéral, Egalité bien autre chose qu’une simple équité procédurale, Fraternité bien autre chose que compassion. Cela ne se fera pas sans difficultés, nous savons que le chemin qui conduit vers ces idéaux est «montant, sablonneux, malaisé » (La Fontaine). Nous avons la force de notre conviction.

La FAAA aussi, et le vortex qui conduit à la liberté passe par la destruction de la cyber-élite ! Liberté, Egalité, Fraternité ? Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute. Le cyber-prolétariat n'a pas oublié la leçon.

 

FAAA

 

*http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/conferen/hourtin-2000.htm

 

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