Bloche social-traitre !

 

 

Il y a déjà une éternité, une marchandise fétichisée de la sphère communicante mettait en péril notre liberté dans le cyberespace, bientôt suivie par une cyber-horde d’ekonomatz en rut. Cette mutante siliconnasse de première génération (MS1) ne devait heureusement pas réaliser totalement son stupide projet de grand bond en avant vers la défense archaïco-bourgeoise de son droit privatif, puisque la paléo-responsabilité juridique buta sur la classe techno-technoïde des prestataires d’accès. Ceci comme toujours dans l’histoire, grâce à une mobilisation sans précédent du cyber-prolétariat en lutte, enfin parvenu à une praxis véritable. Un biopore de la paléo-représentativité des forces troglo-socialistes devait matérialiser cet amendement dans la graphosphère.

L’amendement (de) Bloche n’aura été que de courte durée, comme tout mouvement de la cybersphère. Nous constatons une fois de plus la spoliation de l’idéal révolutionnaire confisqué par les sociaux-démocrates bolcheviks, dont l’idéologie bourgeoise marxiste-léniniste, montre son vrai visage réactionnaire liberticide de capitalisme monopolistique d’Etat.

Ecoutons la phraséologie de révolutionnaire professionnel de salons, qui ne dissimule même pas la trahison objective de son programme :

 « Je m'attendais à cette réaction négative. Il y a dans mes nouvelles propositions un peu plus d'"auto-régulation". Le gouvernement a en effet insisté pour que ce point de droit soit un peu plus en adéquation avec la directive européenne sur le commerce électronique qui se prépare actuellement. » *

Autorégulation mon cul, bossu du prez ! C’est bien l’abdication totale devant la cyber-élite, qui se voit ainsi, mais qui en doutait encore, reconnue comme le maître véritable !

 « Or cette directive évoque ce point de droit en donnant plus de place à la médiation, à l'arbitrage, en un mot, à l'autorégulation. Le terme de "diligences" ne veut pas dire que le FAI doit "agir" en supprimant le site contesté. Il doit "réagir", en répondant à ce tiers, en contactant l'éditeur du site, en répondant au plaignant, etc. Si rien ne débouche, alors le plaignant doit saisir la Justice, qui sera au final, je le répète, seule habilitée à juger du caractère illicite ou pas du contenu. » *

La classe technoïde reçoit, à son habitude, le soin de réaliser les basses oeuvres de la cyber-élite : surveiller et punir. Qui croit ici réellement, que le prêtre techno attendra une paléo-décision à la vitesse juridique, alors même que le flux d’information et donc du e-commerce risquerait d’être interrompu ? Les diligences de l'ancien Far-west ont depuis longtemps exterminé Croatan.

Comme cela a été le cas tout au long de l’histoire, les formations de collaboration de classes servent d’obstacle à la révolution cyber-prolétarienne. Ayant abandonné depuis longtemps toute perspective révolutionnaire, les sociaux démocrates ont pour seul programme de faire pression sur l’ordre bourgeois au sein de la classe ouvrière et, quand c’est nécessaire, de se faire l’instrument direct de la cyber-élite contre le cyber-prolétariat. C’est pourquoi il faut une avant-garde pour combattre toutes les formes de réformisme et de centrisme, et pour gagner le cyber-prolétariat au programme révolutionnaire en acte : la liberté immédiatement !

 

 FAAA

* http://www.zdnet.fr/actu/inte/a0013538.html?nl

Annexe :

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